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YONNE > AUXERRE 17/05/15 – 16H00

L’association PC Light, fournisseur d’accès à internet, souhaite se professionnaliser

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Territoire.Les membres de l’association PC Light règlent les problèmes d’accès à internet au cas par cas en se déplaçant sur le terrain. « Potentiellement, tout le monde peut être relié au réseau ». – Archives

Depuis trois ans, PC Light fournit une solution pour connecter les zones blanches du département. Et elles sont nombreuses. Des passionnés qui souhaitent en faire leurs métiers.

«Il y a toujours dix ou vingt projets en cours. »

Depuis trois ans, Cédric Colson consacre une grande partie de son temps libre à grimper sur les toits des églises et le haut des châteaux d’eau. L’homme n’est pas passionné d’escalade mais d’informatique. Il est l’un des membres fondateurs de l’association PC Light. « On connaît le terrain par cœur. Chaque arbre, chaque colline, chaque obstacle. L’objectif c’est de pouvoir les contourner avec nos antennes. »

L’association veut proposer une alternative aux fournisseurs d’accès internet traditionnels que sont Orange, Free, SFR et Bouygues. « Ils laissent des poches, de trois, quatre, voire d’une dizaine de foyers sans internet. »

PC Light se crée en 1998. « Avec deux potes, dans un garage de Bussy-en-Othe. » Au départ, les copains donnent des cours d’initiation informatique. Au bout d’une dizaine d’années, ils cherchent un nouveau projet. « On avait entendu parler des fournisseurs d’accès indépendants, on savait que ça existait. » L’association se lance sur un coup de tête. « Chacun est venu avec ce qu’il savait faire. On avait un spécialiste des réseaux, un amateur de radio pirate. » Le groupe se réunit pendant un an, chaque vendredi. Les uns forment les autres.

Se professionnaliser« C’était en 2012. En 2013, on s’est lancé. On a installé notre première antenne sur le toit de la mairie de Béon. Les élus étaient motivés. »

Des élus qui aujourd’hui freinent parfois l’association. « Comme on se sert souvent de bâtiments publics comme relais, il faut leur autorisation. Et c’est long. Ils sont quelquefois réticents, ils nous voient comme des amateurs. »

C’est en partie pour régler ce problème que l’association souhaite changer de statut dans les semaines à venir. Se transformer en coopérative, avoir des salariés, d’abord à temps partiel. « On va pouvoir être plus efficace. Le réseau va grossir rapidement, il y a une telle demande dans l’Yonne. »

Clara Guilliet